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P.E.B. vs P.E.U.

Le 12 septembre 2016
P.E.B. vs P.E.U.
La Performance Energétique du Bâtiment et de l'Utilisateur amène a se poser la question de la gestion énergétique du bâtiment après construction.


P.E.B. & P.E.U.

La méthode de calcul de la PEB et le PHPP, outre leurs limites intrinsèques, donnent une image toujours faussée de la consommation énergétique d'un bâtiment. POurquoi ? Tout simplement parce que ces méthodes ne tiennent pas compte du comportement réel de l'utlisateur. Elles se basent en effet sur des utilisations standardisées du bâtiment qui sont loin de refléter la diversité d'usage des constructions. Autant nous parlons de peB, avec le B de Batiment, autant j'ai de plus en plus envie de parler de peU, performance énergétique de l'Utilisateur. Une construction, qu'elle soit résidentielle, tertiaire ou industrielle ne sera réellement performante que si l'utilisateur ET le bâtiment sont performants. C'est là tout l'enjeu des Systèmes de Management de l'Energie. C'est aussi l'enjeu, finalement de la norme ISO 50001. Nous connaissons la norme ISO 9001 (qualité), la norme ISO 14001 (environnement); la dernière norme ISO en date a trait à l'énergie et s'intéresse plus particulièrement aux procédures de gestion continue de l'énergie. Parce que la performance énergétique du bâtiment ne s'arrête pas à la fin des travaux, avec la déclaration finale PEB et le certificat PEB éventuel, mais qu'elle commence seulement; parce que c'est l'utilisateur qui entre en ligne de compte après la longue phase de conception et de construction du bâtiment et qu'en définitive, c'est bien lui qui sera en mesure de corréler (ou pas) les calculs théoriques. En ce sens, il va devenir de plus en plus indispensable pour les utilisateurs, les responsables énergie et les bureaux d'étude d'avoir un retour sur les données de consommation du bâtiment.

Dans le cycle "plan - do - check - act" énergétique, les impositions actuelles se limitent aux deux premières phases, la planification et le développement (construction), sans réel contrôle ni ajustement, tout du moins si on veut parler de s'assurer de recoller chiffres théoriques et réels (en phase d'utilisation) du bâtiment. Sans ce retour, il est impossible de faire la critique des méthodes de calcul qui nous sont imposées. En tant qu'utilisateur de ces méthodes de calcul, il nous reste toujours la question de savoir - question qui n'est absolument pas tranchée - si les choix qu'induisent les calculs et les impositions réglementaires reposent sur la réalité future du bâtiment ou plutôt sur du vent. Et quand on sait que ces choix impliquent la plupart du temps des investissements de la part des futurs utilisateurs, on peut réellement se poser la question de la passivité des autorités compétentes quant à un suivi dans le temps des bâtiments construits, qui permettrait en retour d'alimenter les réflexions, les contrôles et les ajustements dans la méthode de calcul théorique.

Osons le mot; pourquoi pas une "boîte noire" énergétique dans les bâtiments ?

De quoi faire avancer le "schmilblick". Qu'en pensez-vous

?

 
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